À Passy, l’eau disparaît : le calvaire quotidien des populations »

Passy, une commune paisible du département de Foundiougne, traverse une crise silencieuse mais dévastatrice : l’eau potable se fait de plus en plus rare, ceci depuis presque deux ans. La population vit un calvaire quotidien.

C’est une image devenue banale à Passy : dès 2 heures du matin, des femmes et d’enfants se lèvent devant les bornes-fontaines à la recherche d’eau. Seaux jaunes, bassines bleues, bidons de fortune… Chacun attend son tour, parfois pendant des heures, pour remplir un récipient. Une corvée qui rythme désormais toutes les journées.

Ce fléau touche en grande partie les quartiers de Diamageune et Darou Salam.

« Parfois, il n’y a pas une goutte. On repart bredouille », souffle Fatou, une mère de famille du quartier Darou Salam. Comme elle, des milliers d’habitants de Passy subissent une pénurie d’eau qui dure depuis plusieurs mois. Le réseau, vieillissant, peine à desservir une population en pleine croissance.

Les conséquences ? Elles sont multiples. À l’école, les enfants arrivent en retard, épuisés par la corvée d’eau. Au centre de santé, on manque d’eau pour se laver les mains. Et dans les foyers, l’hygiène recule, augmentant les risques de maladies.

Les femmes, premières victimes de cette crise, tirent la sonnette d’alarme. « C’est nous qui souffrons le plus », confie Awa, vendeuse de repas, demeurant à Diamageune, est obligée de réduire son activité faute d’eau pour cuisiner.

Face à l’urgence, la population réclame des solutions : réparation rapide du forage, réfection du nouveau château d’eau, et une meilleure gestion du réseau. La municipalité assure travailler sur le dossier, mais le temps presse.

En attendant, Passy vit au rythme de l’eau. Ou plutôt de son absence. Un paradoxe cruel dans cette région du Saloum, autrefois généreusement arrosée par la nature. L’espoir reste permis, mais la soif, elle, ne se tait pas.

Auteur: P. FAYE

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